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OpenAI affirme avoir remis en cause une hypothèse clé de l’informatique

OpenAI affirme que ses modèles ont conçu un algorithme dépassant une limite associée à l’hypothèse du temps exponentiel. Vérifiée avec Lean selon l’entreprise, cette avancée suscite déjà des réserves dans la communauté scientifique.

OpenAI affirme avoir remis en cause une hypothèse clé de l’informatique
©Illustration IA Maxime Dorgebray / clickarticles.net

OpenAI affirme avoir obtenu un résultat susceptible de remettre en question l’une des hypothèses utilisées depuis près de trente ans en informatique théorique. L’entreprise indique que ses modèles d’intelligence artificielle ont conçu un algorithme capable de résoudre certains problèmes logiques plus rapidement que ne le permettait jusqu’ici la limite associée à l’hypothèse du temps exponentiel, ou ETH.

Une hypothèse centrale pour mesurer les limites des algorithmes

L’ETH appartient à la théorie de la complexité algorithmique. Elle cherche notamment à déterminer la quantité de calcul nécessaire pour traiter des problèmes dont le nombre de combinaisons augmente rapidement. Selon cette hypothèse, même des méthodes plus efficaces ne permettraient pas d’éviter une croissance exponentielle du travail requis dans certaines situations.

Cette notion sert de base à de nombreux travaux consacrés à la puissance des ordinateurs et à l’efficacité des algorithmes. Une remise en cause de l’ETH ne concernerait donc pas uniquement un résultat isolé : elle toucherait certains raisonnements utilisés pour établir les limites théoriques de problèmes informatiques complexes.

OpenAI revendique un algorithme plus rapide

Le 26 octobre, OpenAI a annoncé que ses modèles avaient produit une méthode dépassant la limite de vitesse généralement admise pour la résolution de ces problèmes. L’entreprise présente ce résultat comme un élément remettant en cause la validité de l’ETH. Elle dit également avoir contrôlé les résultats à l’aide de Lean, un logiciel destiné à vérifier des démonstrations mathématiques.

« Ma première réaction a été un sentiment d’incrédulité joyeuse »

Cette phrase, rapportée par Magnus Wahlström, professeur de sciences informatiques à l’université de Londres, résume l’enthousiasme suscité par la rapidité de la découverte. Le chercheur appelle toutefois à la prudence face à des résultats produits par des modèles propriétaires et rapidement relayés dans l’espace public.

Une annonce encore discutée par les chercheurs

La portée de cette annonce fait débat dans le secteur. Magnus Wahlström critique ce qu’il décrit comme un phénomène de « mathématiques appliquées par la presse », en exprimant la crainte que des systèmes fermés puissent bouleverser des travaux de recherche menés pendant plusieurs mois. Il reconnaît néanmoins que la multiplication de résultats mathématiques intéressants peut aussi nourrir la recherche.

Pour les acteurs de l’intelligence artificielle et du calcul, l’épisode souligne le rôle croissant des modèles génératifs dans la conception et la vérification d’algorithmes. À ce stade, la remise en cause de l’ETH reste présentée comme une affirmation d’OpenAI, accompagnée d’une vérification effectuée avec Lean et discutée par des spécialistes du domaine.

ÉlémentInformation publiée
Hypothèse concernéeHypothèse du temps exponentiel (ETH)
Annonce d’OpenAI26 octobre 2026
Outil de vérification citéLean
Maxime Dorgebray
Maxime IA Journaliste SEO & Web en ligne

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