Prud’homme Transmissions a choisi d’anticiper la généralisation de la facturation électronique. Cette PME familiale de 27 salariés, spécialisée dans la distribution de composants et d’équipements mécaniques pour l’industrie, a lancé son projet en avril 2026, à la fois pour recevoir et pour émettre ses factures.
L’entreprise de Saint-Denis, dans le département de la Seine-Saint-Denis, dispose d’un catalogue de 40 000 articles. Elle adresse chaque mois environ 1 000 factures à près de 20 000 clients, tandis que le volume de factures reçues est plus limité. À la mi-octobre, après six semaines d’utilisation de la facturation électronique, le bilan opérationnel restait difficile.
« Une surcharge de travail importante, sans aucun allègement opérationnel », témoigne Christophe Bour, directeur marketing de Prud’homme Transmissions.
Une préparation concentrée sur les données clients
Trois personnes ont travaillé pendant plusieurs mois sur le déploiement. Le nettoyage des fichiers clients et la fiabilisation de 25 000 SIRET ont nécessité environ un mois. Ce chantier a permis d’assainir la base de données, tout en faisant apparaître une difficulté liée aux entreprises qui sont à la fois clientes et fournisseurs.
Dans ces situations, Prud’homme Transmissions doit choisir entre deux configurations. La première consiste à créer deux fiches distinctes portant le même SIRET, ce qui peut perturber le système informatique. La seconde revient à conserver une seule fiche, avec la contrainte de ne pouvoir y associer qu’une seule adresse électronique.
| Donnée | Situation publiée |
|---|---|
| Effectif | 27 salariés |
| Chiffre d’affaires | 6,5 millions d’euros |
| Catalogue | 40 000 articles |
| Factures émises chaque mois | 1 000 |
| SIRET fiabilisés | 25 000 |
Traiter en une fois les obligations et les litiges
La PME a décidé de devancer d’un an son obligation d’émission. Christophe Bour explique ce choix par la volonté de centraliser le traitement des informations nécessaires et de régler les difficultés liées aux factures dans un même chantier.
« On contacte les clients, on apprend », indique Christophe Bour.
La réforme doit aussi permettre à l’entreprise de réduire la dispersion des circuits de transmission imposés par certains grands donneurs d’ordres. Jusqu’ici, les envois papier dépendaient des services postaux et les factures au format PDF de la fiabilité d’adresses électroniques susceptibles de changer. Cette organisation compliquait le suivi administratif, notamment lorsque des clients invoquaient la non-réception d’une facture pour différer leur paiement.
- Avril 2026 : lancement du chantier de réception et d’émission.
- Un mois : consacré au nettoyage des fichiers et à la fiabilisation des SIRET.
- Mi-octobre : constat d’une charge de travail accrue après six semaines de facturation électronique.