La réforme de la facturation électronique interentreprises a franchi son premier mois d’application avec des difficultés techniques pour une partie des entreprises. Selon une étude menée par la fintech de gestion Kolecto auprès des TPE et PME, 21 % des répondantes déclarent avoir rencontré des bugs depuis le lancement du dispositif, le 1er septembre 2026.
Des craintes supérieures aux incidents constatés
Avant l’entrée en vigueur, les inquiétudes étaient nettement plus nombreuses : 64 % des entreprises interrogées redoutaient des problèmes. Les premiers retours font principalement état de blocages liés à l’inscription dans l’annuaire des entreprises et de difficultés concernant la portabilité.
| Indicateur | Part des entreprises |
|---|---|
| Entreprises craignant des bugs avant la réforme | 64 % |
| Entreprises ayant rencontré un bug | 21 % |
La sécurité du dispositif également surveillée
La mise en place du système intervient dans un contexte de vigilance accrue autour des infrastructures publiques. À la mi-août, plusieurs personnalités politiques avaient demandé le report de la réforme. Elles invoquaient notamment la cyberattaque subie durant l’été par la Direction générale des finances publiques (DGFiP), qui avait entraîné le vol de données concernant plusieurs centaines de milliers de contribuables.
La DGFiP et l’Agence pour l’informatique financière de l’État (AIFE) sont chargées des briques publiques du système informatique de facturation électronique. Les deux administrations n’ont pas signalé de dysfonctionnement à ce stade. Un incident de sécurité s’est toutefois déjà produit depuis le début du déploiement.
Un changement opérationnel pour les entreprises
La réforme impose aux entreprises d’adapter leurs outils et leurs processus de facturation afin de gérer les échanges interentreprises dans le nouveau cadre. Les difficultés d’accès à l’annuaire et de transfert de données figurent parmi les premiers points de friction remontés par les organisations interrogées par Kolecto.
- 1er septembre 2026 : lancement de la facturation électronique interentreprises ;
- 21 % des entreprises déclarent avoir rencontré des bugs ;
- les principaux problèmes signalés concernent l’annuaire des entreprises et la portabilité.